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" Annonce aux hommes le Pèlerinage. Ils viendront à toi, à pied ou (montés) sur des chameaux aux flancs caves, arrivant de contrées éloignées. Afin qu'ils soient eux-mêmes témoins des avantages qu'ils en recueilleront, et afin qu'ils répètent le nom d'Allah, à des jours fixes, sur les bêtes de troupeaux qu'Allah leur a attribuées. Mangez-en et nourrissez-en le pauvre, le malheureux. Puis qu'ils donnent leurs soins au corps! Qu'ils s'acquittent de leurs vœux et qu'ils accomplissent les circuits (tawâf) autour de l'Antique Maison. " (S. 22, V. 27, 28 et 29) L'islam est une religion de pure monothéisme. Il n'admet aucun intermédiaire ou intercesseur entre l'homme et son Créateur. Il condamne tous les objets matériels et visibles susceptibles de devenir des centres de dévotion et auxquels les gens rendraient un hommage spirituel sous une forme ou sous une autre. Il n'y a pas de place dans l'Islam pour des agents intermédiaires, des manifestations, des images ou des idoles. Il n'y a pas non plus de clergé ni de groupements de moines religieux ou d'ermites. L'Islam est d'une si grande pureté intellectuelle, d'une si grande élévation d'âme, d'une telle honnêteté dans les intentions et d'une si grande sincérité dans l'action qu'il est impossible de concevoir un meilleur idéal ou un concept plus noble. A cet égard, aucune foi, aucune philosophie au monde ne peut lui être comparée. Personne ne peut non plus mieux décrire l'Unicité et l'Excellence de Dieu que le Qour’aane. Un homme n'est ni un animal totalement
rationnel ni un être désespéré au point d'être
contraint de se soumettre à n'importe quelle loi ou autorité.
Il n'est pas non plus un rouage d'une machine qui fonctionne selon un programme
déterminé. Il est Raison autant que Sentiment, Foi autant
qu'Intuition, Soumission autant qu'Amour. C'est dans les nombreuses facettes
de sa personnalité que réside le secret de sa grandeur et
de sa noblesse et c'est grâce à cela qu'il a pu vaincre des
obstacles apparemment insurmontables et accomplir des actions surhumaines.
D'ailleurs c'est en raison de sa nature particulière que lui fut
accordée la "responsabilité" que les cieux, la terre et les
montagnes avaient refusé d'assumer et qu'il parvint à une
élévation que les anges envient.
(Sourate 19, Versets 12 et 13) Le merveilleux épisode du Prophète Ibrahim (a) est un exemple d'Amour et de Sacrifice. Le Qour'aan mentionne d'une façon précise comment le Prophète Ibrahim (a) plaça le couteau sur la gorge de son fils et ne l'enleva que lorsqu'Allah se rendit compte de la grandeur et de l'intensité de sa sincérité, de son courage et de son sacrifice. Faisant à nouveau l'éloge du Prophète Ibrahim
(a), il dit:
Si le Qour'aan insiste aussi longuement
sur les Attributs, les Fonctions et la Miséricorde du Seigneur,
c'est essentiellement en raison du fait que les sentiments d'Amour et de
dévotion proviennent de la connaissance des Attributs Divins. Des
savants tels que l'Imam Ibn-i-Taimiyah r.a. ont défini ainsi la
méthode coranique d'explication des Qualités Essentielles
et Permanentes du Créateur Tout-Puissant: "Concision du Négatif",
et "Diffusion du Positif". C'est la description
détaillée des attributs bienveillants d'Allah ainsi que leurs
signes et prodiges qui alimentent la flamme de l'Amour dans le coeur humain
et l'emplit de ferveur et d'enthousiasme. Si les attributs négatifs
sont les guides de l'esprit, les attributs positifs sont les guides du
coeur. (Dans le Qour'aan, lorsque l'on expose les attributs négatifs
d'Allah, c'est-à-dire que l'on explique ce qu'Allah n'est pas, seules
de courtes phrases comme "Rien ne Lui ressemble" ont été
employées, tandis que là où Ses attributs positifs
sont mentionnés, c'est-à-dire que l'on explique ce qu'il
est, la discussion est à la fois détaillée et énergique,
comme à la fin de la sourat AI Hashr). Sans
la connaissance des noms merveilleux d'Allah et de Ses pures qualités
dont le Saint-Qour'aan et les Traditions sont remplies et qui sont une
source constante de joie et d'inspiration pour Ses dévoués
serviteurs, la Foi aurait été réduite à un
dogme et aurait perdu sa capacité d'émouvoir le plus profond
du coeur avec sincérité et humilité pendant la prière
et le repentir. Sans cela, les relations entre Allah et l'homme auraient
quelque chose de machinal, de limité, sans ampleur ni souplesse,
sans vitalité ni enthousiasme la vie aurait été une
triste, aride et petite affaire, dépourvue de la douce folie d'amour
et de l'aiguillon délicieusement piquant du désir.
Si l'on devait retirer à l'homme cette richesse
céleste, que resterait-il pour distinguer la vie de la mort, l'humanité
de l'univers végétal ?
Pour étancher la soif de l'esprit et pour apaiser la flamme de l'Amour, il était nécessaire que le coeur et les yeux du musulman débordent de temps en temps, permettant ainsi aux sentiments exacerbés de solitude et de séparation qui viennent du plus profond de notre être de se libérer. A quoi peut bien servir la coupe que l'on remplit jusqu'au bord et qui jamais ne déborde?
L'Imam Ghazali (r) avait pleinement conscience du fait que l'Amour était une réelle nécessité qu'un être humain sensible s'efforçait toujours de satisfaire. La Maison de la Ka'aba (à la Mecque), tous les signes d'Allah qui Lui sont associés et le Hadj avec ses rites et les cérémonies qui l'entourent contiennent tout ce qu'il faut pour satisfaire cette impulsion et ce besoin naturel humain. L'Imam Ghazali (r) écrit : "S'il existe chez un musulman un profond désir de se rapprocher d'Allah,il fera les efforts nécessaires à cet effet. Un amoureux est passionnément attaché à tout ce qui lui rappelle l'Etre Aimé. La Maison de la Ka'aba est associée à Allah et un Musulman devrait de ce fait, y étre instinctivement attiré, sans parler de l'attrait des récompenses qui lui sont attachées". (Ihyâ-oul-Ouloum Volume 1/ Page 24) De même, Shah Walliullah (r) observe : "Quelque fois lorsqu'un homme est submergé de désir pour son Seigneur, que l'amour jaillit puissamment en lui et qu'il cherche à satisfaire cette tendance innée, il lui apparaît que seul le Hadj puisse le guider vers cette voie". (Houjjat-oul-llahil-Bâlighah Volume 1/ Page 59) On pourrait considérer que la Salat qu'un homme offre plusieurs fois par jour suffise à apaiser son âme. Elle aurait pu lui donner l'occasion de libérer ses sentiments, d'atténuer la douleur de la séparation en versant quelques larmes durant la prière. Mais ces larmes ne suffisaient pas à étancher sa soif. Elles pouvaient seulement l'apaiser momentanément, car elles n'avaient pas le pouvoir d'éteindre le feu dévorant de l'amour qui, quelquefois, transformait le coeur en une fournaise ardente.
De la même façon, le jeûne aide à étancher la soif de l'âme et à contenir l'intensité des instincts animaux car la faim et l'abstinence ont des qualités purificatrices. Mais le jeûne est limité à un certain nombre d'heures autour desquelles se crée une ambiance qui est contraire à l'esprit de ce mois. Un certain climat de paresse et de gourmandise apparaît chez le jeûneur; de même, la société où il vit est devenue si tolérante pour tout ce qui touche l'impiétéEvent Generated at 6/8/01, 10:10:24 PM Local Time Event Type: Information Category: SVC Event: The MS DTC service is shutting down. Event Generated at 6/9/01, 12:45:03 AM Local Time Event Type: Information Category: CM Event: String message: ProcID=0xfffd0ddb Protocols On :27. Event Generated at 6/9/01, 12:45:03 AM Local Time Event Type: Information Category: CM Event: String message: ProcID=0xfffd0ddb Protocols On :27. Event Generated at 6/9/01, 12:45:05 AM Local Time Event Type: Information Category: SVC Event: MS DTC has started. l'Humanité, de la Foi et du But deviennent l'élément de base de son mode de vie ; alors, le coeur rempli de joie il chante avec ses frères des louanges au Seigneur et lance cet appel chaleureux: "O Allah, Me voici ! Me voici auprès de Toi ! Tu n'as point d'associé. Me voici. Louanges à Toi et de Toi viennent toutes les Bénédictions. A Toi seul appartiennent le Pouvoir et la Loi Tu n'as point d'associé." Même après la prière qu'un Musulman dit chaque jour, après le jeûne qu'il observe durant le mois de Ramadan et après l'aumône qu'il fait aux pauvres - à condition bien sûr qu'il possède le minimum taxable - il fallait qu'il existât à chaque fin d'année une période particulière, une saison de ravissement et d'adoration.
Il était aussi nécessaire
qu'une fois de temps à autre, le musulman
se révolte contre l'intelligence froide. Lorsqu'une vie n'est pas
"secouée", de temps en temps (par la révolte) elle n'est
pas digne d'être vécue. Un homme devrait parfois se libérer
et rompre les liens artificiels de l'habitude et de la coutume, de la loi
fière et établie, des tabous et des conventions stéréotypés
en maîtrisant les problèmes de son coeur. Il devrait au moins
une fois dans sa vie se jeter dans le néant comme un amoureux déprimé
et apporter ainsi la preuve de cette douce folie d'Amour comme le veulent
les gens de Foi car c'est alors seulement qu'il pourrait goûter à
la vraie liberté. Appellera-t-on un
homme libre celui qui est constamment esclave des conventions et de la
société? Comment être un vrai Monothéiste lorsqu'il
est prisonnier de ses habitudes, de ses désirs et de ses penchants
? Comment dire qu'il est loyal et fidèle celui qui obéit
aux commandements de l'esprit et à moins qu'il ne mesure la valeur
de chaque chose selon le calcul de son intellect artificiel et que leurs
avantages matériels paraissent évidents, il ne pourra s'élever
à la dévotion et à la fidélité?
Le Hadj, dans son aspect particulier s'oppose totalement
aux Lois que l'homme s'impose (à lui même) et à la
routine de la vie à laquelle sont attachés les adorateurs
de la matière et de l'esprit de même que les prisonniers de
la discipline et de la conduite méthodique. C'est
ce qui mène à la Foi en Allah (invisible pourtant), incite
et permet d'exécuter un ordre sans réfléchir ou hésiter
- tout simplement parce qu'il s'agit d'un ordre - Puisse-t-il s'enraciner
dans son être et l'esprit froid et calculateur perd, pendant un certain
temps, de son autorité qui évalue et pèse sur toute
chose de son aspect logique et perceptible seulement. L'Imam
Ghazali a profondément étudié et recherché
ce qui concerne l'esprit et le but du Hadj et il en a brossé, grâce
à son inimitable style un tableau extraordinaire. Il dit:
"A partir du moment où Allah dans Sa Sagesse, a établi que la voie du Salut passe par l'accomplissement de ses devoirs avec loyauté, dévotion et humilité, les actes religieux et leur pratique (dont l'homme ne peut comprendre la signification profonde) sont plus à même de détourner l'homme de la pureté de son Etre et de la virtuosité pour parvenir au don de son être". (Ihya - oul- ouloom Vol I P 240 ). L'Imam Ghazali dit que l'essence même du rituel de Rami Jemar réside dans la soumission totale aux commandements Divins. "Son But", écrit-il, "est l'obéissance absolue et la soumission aux ordres, quelle que soit leur nature, afin que la servitude absolue devienne évidente. La raison ou la volonté n'ont rien à voir ici. De plus, il montre une ressemblance avec le prophète Ibrahim (a) car ce fut à cet endroit que le diable maudit essaya de le tenter et de faire naitre en lui le doute à propos du Hadj; le Prophète (a) eût alors une révélation de Dieu qui lui ordonna, afin d'être seul, de jeter des pierres au Démon. Mais si quelqu'un s'imagine que le Prophète Ibrahim (a) avait jeté des pierres contre Satan parce que celui-ci était réellement apparu devant lui, et puisque dans son propre cas, il ne verra pas Satan, il est par conséquent inutile d'accomplir cette cérémonie. Qu'il sache que cette idée là aussi lui a été suggérée par Satan afin d'affaiblir sa résolution et de l'humilier". "Saches, insista-t-il, qu'apparemment tu jettes des pierres à Jemaratol 'Uqubah (1a dernière colonne) mais qu'en fait, elles touchent le Diable à la face et lui brisent le dos car rien ne l'humilie plus que d'exécuter le commandement Divin uniquement par Respect pour Lui (Allah) et dans un esprit de fidélité et d'obéissance, sans que le choix ni la raison n'interviennent". De la même façon, l'Imam Ghazali remarque à propos du Qourbani (le sacrifice d'animaux) "Rappelle-toi qu'accomplir le
Qourbani est un moyen pour apaiser le courroux d'Allah. On devrait faire
le Qourbani sans hésiter et plein d'enthousiasme en espérant
qu'Allah, dans sa Grâce épargnera chacun de nos membres du
feu de l'enfer en récompense de chaque membre de l'animal sacrifié.
C'est ainsi que cela est décrit dans les Traditions. Plus l'animal
sacrifié est gros, plus la récompense est grande".
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